mardi 5 juin 2012

Les premiers jours d'été




Il y a toujours une première journée d'été.

Autant les jours froids arrivent progressivement, laissant à la rentrée le soin de nous préparer aux rigueurs à venir, autant l'été arrive souvent d'un coup. Même si c'est juste pour une fausse alerte.

Et je crois bien que depuis que je suis en âge de m'intéresser à la mode et aux vêtements, chaque année j'observe avec un regard d'anthropologue (pardon pour les anthropologues qui de toute façon ne me lisent pas), comment les gens s'habillent, ce premier jour-là.



On dirait qu'il y a d'un côté ceux qui attachent un soin particulier à la façon dont ils s'habillent, et qui du coup arborent un joli vêtement tout neuf acheté en prévision des beaux jours, entre espoir et excitation. Et de l'autre, ceux qui ressortent leurs tenues d'été fétiches, qui perdurent d'année en année. D'un côté ceux qui se décorent, de l'autre ceux qui vont à l'essentiel.

Dans les deux cas, ça en dit long sur les gens eux -mêmes, me semble-t-il. Car, alors qu'en hiver il y a le souci de se couvrir contre le froid, en été le vêtement est réellement réduit à un élément d'emballage. Un ornement, ou au contraire, un élément superflu qui doit se faire oublier. C'est un peu comme si le premier jour d'été, les gens s'habillaient tels qu'ils voudraient le faire tout le temps.

Je pense que le premier jour d'été, on affiche son rapport au vêtement.

 
Gilet Antik Batik
Top Ann-Sofie Back pour Topshop
Jupe et escarpins Isabel Marant
Sac Jérome Dreyfuss
Manchettes: artisanat marocain (bras droit) et Assad Mounser (bras gauche)


Eh bien, ma première tenue d'été c'était celle-là. Et elle reflète assez bien mon rapport à la fringue : je crois que je vais souvent vers quelque chose d'un peu clinquant, voire théâtral, au moins hors du commun et surtout pas sobre. Le sobre, le neutre m'ennuient (et ça a toujours été le cas). Tout part généralement d'une pièce ou d'une idée (ici, c'était le contraste sequins bleus / lin beige) que j'enrobe de façon à garder au maximum un point de confort. Car si tout est tendu, raidasse, je me sens mal à l'aise et costumée. Le mou pour amortir le sharp. Oui, je crois que mon credo, la ligne directrice qui sans trop la formuler m'inspire et me donne envie d'essayer, c'est le confort dans le chic. Ou l'inverse.

Et pourquoi cette idée directrice-là? Parce qu'elle est le résultat de ce que je suis: une fille douillette qui a la hantise du neutre.




L'habit fait le moine les premiers jours d'été.

5 commentaires:

Khia a dit…

Ce haut Topshop est très joli, comme le reste de la tenue mais j'ai une petite préférence pour ce haut.
Xo

ZazieZwing a dit…

Ce haut il me semble l'avoir vu sur PunkyB. En tout cas il est vraiment top, comme le reste de la tenue

Tess... a dit…

"je suis une fille douillette qui a la hantise du neutre."j'adore.

Mency a dit…

J'adore cette analyse que tu fais sur toi-même et sur les gens! Je suis fan de ta jupe et de ton gilet. Bises!

Marina a dit…

@ Khia et ZazieZwing: Oui, ce haut est joli///et super-vieux en effet! il a bien 2-3 ans...

@ Tess: ça me console ! ;)

@ Mency: :)