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dimanche 26 février 2012

Tête bien faite (de mort)

 

L'emploi du terme "Vanité" (alors qu'avant l'expo et la vague mode qui s'en est suivie on aurait tous appelé ça "tête de mort") m'agace un peu, reste que je trouve cette minaudière vraiment adorable.


Vu la taille, cette tête-là ne contiendra jamais beaucoup de bordel.


Ça me ferait des vacances.

 Minaudière "Vanité"Natalia Brilli chez L'Exception

jeudi 23 février 2012

Malaria


Des ANNEES que je la traque sans relâche.
Des années que je ne me lasse pas de la voir défiler dans mes albums photos d' inspiration.
Et une semaine que je la tiens, cette robe "Malaria" de la marque américaine Vena Cava.


 

Alors j'ai exaucé mon vœu, j'ai sorti une paire de gants - puisque ça lui seyait si bien en photo - mais des gants "chunky" avec une paire de boots tout aussi "chunky".



Par-dessus, un manteau pour enfants - si si! 4 ans! j'ai même dû découdre les poignets pour pouvoir y passer mes bras - et en touche finale la pochette Silver Shocking Shourouk.



Robe Vena Cava
Boots Ann Demeulemeester
Manteau Antik Batik enfants
Pochette Shourouk
Gants Cynthia Rowley

mardi 21 février 2012

Jungle urbaine

C'est vrai que des fois, le mix intéressant naît d'une rencontre inattendue.
Là, j'ai mis au contraire à peu près tout ce qui devait aller ensemble, because thème jungle fever.


Alors je sais pas si du coup, le mix est intéressant, mais pour le grand bonheur de mon emploi du temps de ministre, en associant boots à impression animale, sac zèbré, écharpe tigrée et fond harmonieux en termes de couleurs et d'effets (du rouge, du gris, du chiné)... en 30s c'était plié.


Il est évident sur cette photo qu'on est un peu léger sur l'accessoirisation, 
mais qui se charge de fanfreluches dans la Jungle, hein, qui?

Et s'il y a bien un truc que je regrette, c'est que mon Monsieur n'ait pas été là pour constater de ses propres yeux que OUI, je suis capable de m'habiller en moins d'une minute. C'est dommage, car il est hautement improbable que j' arrive à le lui prouver de nouveau avant...un bail.

Echarpe Joseph
Manteau Maje
Cabas Billy Jerome Dreyfuss
Pantalon Isabel Marant
Pull Isabel Marant
Boots Alaïa

vendredi 17 février 2012

Tout vient à point...

Le jaune, c'est peut-être juste à cause de cette envie de soleil dont je vous parlais déjà la semaine dernière. Et cette tenue, c'est avant tout une association d'éléments que j'ai particulièrement à la bonne en ce moment :




Ces boots Chloé, je viens de les trouver sur Vestiaire Collective (le nouveau nom de Vestiaire de Copines). Ca faisait -sans mentir- des années que je me reprochais de les avoir un jour laissées là dans une braderie, ultra-soldées et dans ma taille (inconscience!)

Cette fois je me suis raisonnée et je les ai achetées sans traîner des pieds (j'adore écrire ça)


Le pantalon que vous apercevez juste au-dessus d'elles, c'est aussi une seconde main, un modèle Isabel Marant qui coûtait tellement cher que je l'ai effacé de ma mémoire juste après avoir aperçu son prix.
Et puis, ben en fait je l'avais mal effacé.

Ces colliers, j'en suis dingue rien que pour leur nom déjà "ex-boyfriend necklace"*.
C'est génial, non, cette ribambelle de crânes sacrifiés ? (rire sardonique)




 Colliers The Chains of Love
(* Ici il y a le "Ex Boyfriends with Swords" mais aussi le "sugar daddies", le plus court à strass)

Bon, et pour finir, en cachant le top jaune et en accessoirisant le tout d'un sac havane, je suis revenue à des tons plus neutres, ce que je trouve toujours plus pertinent lorsqu'il s'agit de mettre en valeur une coupe sublime comme celle de ce manteau Vanessa Bruno.



 Manteau Vanessa Bruno
Sac jaune Givenchy Pandora / Sac havane Zadig & Voltaire Deluxe
Pantalon Isabel Marant
Cardigan zippé asymétrique Heimstone
Colliers The Chains of Love
Bracelets Isabel Marant
Boots Chloé

lundi 13 février 2012

Comme neige au soleil


Je veux bien composer avec la glaciation, mais qu'on me demande pas de renoncer au soleil.

Je pense que c'est ce que signifie mon obsession du moment sur cette doudoune et ces Moon Boots.

 Doudoune Pyrenex par Alexis Mabille

Moon Boots Rainbow

vendredi 10 février 2012

Louise et les Chats

 

Louise Gos est une fille incroyablement douée.

C'est pour moi une source inépuisable d'inspiration, peut-être parce qu'elle est en quête perpétuelle du beau. Oui, comme moi d'une certaine manière, mais j'admire son exigence toujours affûtée. Son ouverture d'esprit s'accompagne d'un vrai regard critique, pertinent et circonstancié.

Je dois à Louise pas mal de révélations et de précieux conseils.

Et la bonne nouvelle, c'est que Louise fait des bijoux!

Aujourd'hui je voulais présenter son collier à plumes, un collier qui n'est pas tout à fait comme les autres. Enfin, je ne crois de toute façon pas que quelque chose se référant à Louise puisse être qualifié de "comme les autres".





En effet, ce collier est ce que l'on appelle un "collier cravate". Mais à la différence de la plupart de ceux-ci, dont l'originalité consiste à pouvoir se porter enroulé à loisir autour du cou, celui-ci se porte (aussi) en tiare. 

 

J'adore le rendu romantique de cette façon de le porter !

Pour l'occasion, il s'est joliment associé à cette robe Laura des Chats Perchés.

Cette robe, je l'avais découverte sur Paris Première puis L'Exception, mais j'avais dû passer pré-commande pour une deuxième série limitée suite à une une razzia massive ! (il faut dire que les modèles des Chats Perchés sont produits en petites séries, en France.)
Passez les voir, ils ont des tas d'autres modèles et leur petite boutique est super cosy.


 

Collier Louise Gos
Robe Laura Les Chats Perchés (portée ici en tunique)


Ah dernière chose! Contrairement à ce que laisse entendre le titre, Louise n' pas des chats, mais deux chiens dont le poids cumulé n'excède pas celui d'un demi-chat *.

Quand je vous dis qu'elle ne fait rien comme tout le monde...

* La preuve en images chez Shourouk, à qui elle a accordé une interview

mercredi 8 février 2012

Transcendence


On sait que les fringues peuvent être classées en des milliards de catégories.

Il y a une segmentation sur laquelle je voudrais me pencher aujourd'hui, c'est celle qui oppose d'un côté les "basiques" et de l'autre les "pièces fortes".

Le basique est une pièce "trame de fond". T-shirt uni, jean bien coupé, belle écharpe qui de par sa nature se fait oublier mais dont la qualité est indispensable à la qualité du résultat final. C'est ce je-ne-sais-quoi qui fait passer du côté cool mais classe de la force.

D'ailleurs, dans "basique", il y a "base", et si vous comparez l'habillement à une pose de vernis (c'est un peu ça non?) vous réaliserez à quel point le basique n'est pas plus dispensable qu'un bon base coat.


Le basique se doit donc d'être apparemment neutre, mais impeccable. Attention, j'entends par là impeccable par sa facture. Le basique ayant vocation à traverser le temps et les modes, il est précisément de bon ton qu'il conserve quelques stigmates de ce temps traversé. Un basique fashion est un type cool, c'est un ami qui vous veut du bien, et il n'est pas mal vu qu'il se retrouve vieilli, ramolli, troué, déformé par tout ce qu'il a traversé pour vous.



 Le bon basique? Le jean impec et découpé de Garance Doré



La pièce forte, pièce iconique d'un designer, d'une collection, d'un look, c'est au contraire la pièce PAS neutre. De fait, elle souffre assez mal l'accumulation avec ses comparses avec qui elle entre un peu vite en concurrence.

Car à moins de s'appeler Taylor Tomasi Hill - oui je sais la prochaine fois je tâcherai de varier un peu mes références, c'est noté- on a vite l'air d'un sapin de Noël ou assez paradoxalement d'une personne fake et sans style.



 Taylor Tomasi Hill, ou le génie des associations




Très vite identifiée (ou du moins identifiable), pointue, elle est par conséquent lassante et son quotient désirabilité inversement proportionnel à sa durée de vie.


 Les boots pailletées Miu Miu, les derbies-creepers Prada, la maille navajo Isabel Marant : pièces fortes de 2011


Perso, j'ai remarqué que mes pièces fortes terminent très vite sur ebay après avoir été portées 2, 3 fois max. Je pense à mon gilet à franges navajo Isabel Marant, qui n'aura même pas franchi le pas de ma porte d'entrée (sauf pour en repartir définitivement) ou à mes boots frangées de la même Isabel Marant qui dorment dans leur boîte. Et que celles qui portent leur Miu miu à paillettes pour aller chez Monop me fassent signe.


Tout ceci étant posé, il m'apparaît de plus en plus que si la pièce forte constitue une bonne pompe à adrénaline ( la poussée d'adrénaline de l'achat parce qu'elle coûte une blinde en général - rapport que désirabilité, voir plus haut - et le frisson de son jour de sortie du placard ), on a suffisamment rigolé.

Car il est au moins aussi drôle, mais surtout profitable, de miser sur l'achat, le vrai, l'investissement qui fait une différence, en visant la transcendance du basique.
 
Qu'est-ce que j'entends par "transcendance du basique"?

Eh bien, constatant que le passage de la pièce forte dans le vestiaire basique constitue pour celle-ci un véritable adoubement, je suis forcée de conclure que l'investissement ultime réside dans l'acquisition qui saura faire entrer en synergie les deux pôles. Autrement dit: iconiser le basique, pérenniser l'iconique.



Adoubement de la Susan boot de Chloé, devenue un basique : pérennisation de l'icônique


 
Géraldine Saglio ou le perf Balenciaga comme objet de désir : iconisation du basique


Voilà donc un principe que je tâcherai de garder en ligne de mire. 

Finalement, c'est un peu le développement durable appliqué à la fringue, tout ça.